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L2- Furiani il y a 20 ans...
Ça peut vous paraître "bizarre" que Dark AJT veuille rendre hommage aux victimes...
20 ans déjà, 20 ans que les politiques n'ont toujours pas trouvé le ou les fautifs, 20 ans que le stade n'est toujours pas remis à neuf, 20 ans qu'ils se foutent de nous, 20 ans mais ils n'ont toujours pas compris que la Corse c'est nous...
Quoi dire ? Quoi faire ?
Juste se rappeler, se rappeler qu'il y a 20 ans une tribune du stade de Furiani s'est écroulé en plein match de Foot, 18 morts, 2000 blessés...
10 Millions d'Euro investi dans le nouveau stade, Armand-Cesari, et pourtant rien n'est fait, tout est à refaire...
Le 5 mai 1992, quelques minutes avant le coup d'envoi de la demi-finale de Coupe de France opposant le SCB à l'Olympique de Marseille, dans le stade chauffé à blanc, une tribune métallique géante de 10.000 places s'effondrait comme un château de cartes.
"En quelques secondes la fête a basculé dans l'horreur" et "le stade en liesse est devenu un champ de bataille", témoignent des survivants de cette "première catastrophe du foot business", selon les mots de l'actuel président de la Ligue corse de football, Marc Riolacci.
Les joueurs seront les premiers à porter secours aux victime enchevêtrées dans l'amas de tubes et de poutrelles métalliques de la tribune Nord. Toute la nuit, une noria d'hélicoptères se posant sur la pelouse emportera les blessés et les morts.
Tous avaient été pris au piège d'une tribune montée à la hâte pour augmenter la capacité du vétuste stade de Furiani, une commune du sud de Bastia. L'échaffaudage, haut d'une vingtaine de mètres, fut édifié en une semaine à la demande de la direction du SCB.
L'enquête révélera des malfaçons, comme l'utilisation de matériaux incompatibles, et des irrégularités juridiques en matière de sécurité, avalisées par l'administration, dans l'installation d'un ouvrage nécessitant un mois de travail par des personnels spécialisés.
Deux ans et demi plus tard, seul l'ingénieur de la société continentale ayant monté la tribune sera condamné à une peine de prison ferme, pour homicides et blessures involontaires.
La double billetterie mise en place pour ce match exceptionnel et les malversations financières qu'il généra furent aussi peu évoquées au procès auquel était absent le président du SCB, Jean-François Filippi, celui qui avait passé commande de la tribune. Il avait été assassiné une semaine avant le procès.
"Nous pensions que la justice passerait, mais personne n'a assumé ses responsabilités. Les victimes ont été oubliées. Tout ça pour du fric, c'est indécent", déplore aujourd'hui Vanina Guidicelli, dont le mari, Pierre-Jean, journaliste, est mort de ses blessures dans un hôpital marseillais."
So stumagattu....
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